Bon, d’accord, le titre oscille entre la private joke et Martine à la plage. Mais c’est précisément pour cette raison que je l’ai choisi: il colle parfaitement à la personnalité de la bloggeuse venue partager son expérience avec mes étudiants.

Un peu d’histoire: en juin 2011, j’ai été contacté par l’IHECS, qui cherchait un professeur pour assurer les cours de Business Plan et de Communication Marketing de son Master en Relations Publiques. Comme j’adore l’enseignement et que ce nouveau défi coïncidait avec mes intérêts du moment, j’ai immédiatement accepté.

 

Implication et créativité

Dès les premiers cours, j’ai été très agréablement surpris par la réactivité des étudiants et leur implication dans le cours. Pour le travail final du cours de Business Plan, en novembre dernier, les différents groupes ont rivalisé de créativité, allant jusqu’à créer de petits spots publicitaires spécialement pour l’occasion.

J’étais donc gonflé à bloc pour démarrer mon deuxième module de cours, consacré à la communication marketing vue sous l’angle des Relations Publiques. Impossible, évidemment, de ne pas centrer ce cours sur l’émergence du web collaboratif et ses implications pour la gestion de la communication externe et interne des entreprises. Plutôt que de pérorer du haut de ma chaire, je décide d’entrée de jeu de faire de ce cours un lieu d’apprentissage et je propose à mes étudiants de mettre les mains dans le cambouis: répartis en une petite dizaine de groupe, ils devront, pendant 9 semaines, créer un blog, l’animer, et construire sa notoriété à l’aide de Facebook et Twitter. L’expérience est pilotée depuis le cours, mais également depuis un blog créé et animé par mes soins pour l’occasion (les fans de Lovecraft apprécieront).

 

Témoignages et partages d’expérience

Pour compléter cet apprentissage « les mains dans le cambouis », il me semblait important de proposer à mes étudiants de rencontrer des spécialistes du web collaboratif. J’ai donc contacté quelques-unes de ces sommités de la twittosphère, qui ont toutes répondues positivement à ma demande.

Première à se prêter au jeu , Flexyflow est venue hier à l’IHECS évoquer son parcours personnel. J’étais particulièrement ravi qu’elle accepte de se prêter au jeu. Florence est en effet plutôt réservée, et en général peu encline aux confidences. Mais sa présentation fut à la hauteur de sa réputation: intéressante, vivante et teintée d’humour. Bien entendu, Felxyflow reste Flexyflow: dès hier soir, elle relatait l’expérience sur son blog.

Me voilà donc grillé: désormais, toute la toile sait que j’aime me déguiser en professeur sérieux et que je demande à mes étudiantes de m’apporter un petit café à la pause. Et voilà donc une nouvelle leçon sur les média sociaux: ne vous bercez pas de l’illusion que vous parviendrez à cloisonner votre vie: rien ne résiste à la force de frappe de Flexyflow. Normal, elle a de qui tenir, avec un papa batteur. Hé oui, c’est mon tour de balancer un petit scoop. Contrairement à la majorité des tweeple belges, ma première rencontre avec Florence n’a pas été causée par nos activités respectives sur le web, mais par mes activités musicales et ses activités familiales. La preuve?